Le gouverneur du New Jersey oppose son veto au mariage homosexuel
| Le gouverneur conservateur du New Jersey Chris Christie a, comme prévu, opposé vendredi son veto à un projet de loi visant à autoriser le mariage homosexuel dans cet Etat de l’est des Etats-Unis. Chris Christie, un républicain, a expliqué qu’il pensait que le sujet était tellement important qu’il fallait que les électeurs du New Jersey en décident par eux-mêmes. »Comme je le pense depuis que ce projet de loi a été introduit, une question de cette importance, qui exige un amendement constitutionnel, doit être laissée au peuple du New Jersey », a-t-il déclaré dans un communiqué, invitant les élus à « faire confiance à la population du New Jersey », pour qu’elle « vote sur cette question qui représente un changement significatif de société ». »C’est la seule façon d’amender la Constitution de notre Etat », a-t-il fait valoir, et c’est « la meilleure façon de résoudre la question du mariage homosexuel dans notre Etat ». Jeudi, la Chambre des représentants du New Jersey, composée de 46 démocrates et 33 républicains, a adopté le projet de loi par 42 voix contre 33. Le texte, intitulé « Loi d’égalité dans le mariage et d’exemption religieuse », avait déjà été approuvé lundi par le Sénat local, également aux mains des démocrates, par 24 voix contre 16. |
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People : Axel Bauer : " Si je suis pédé, ça change quoi ? "…
Fin janvier, Axel Bauer faisait le buzz autour de son livre " Maintenant, tu es seul " en racontant qu’il s’amusait à faire courir le bruit de son homosexualité à l’époque de Cargo de Nuit. Un site gay friendly a voulu savoir ce qui se cachait vraiment derrière ce faux coming-out...
En revenant sur le succès de Cargo de Nuit dans votre livre, vous racontez comment vous avez joué l’ambiguïté sur votre orientation sexuelle, à l’époque où vous étiez considéré comme une icône gay. Vous le perceviez comme un geste militant ?
Je plaisais beaucoup aux gays et l’univers de Cargo leur plaisait, avec toute cette imagerie inspirée par le film Querelle de Fassbinder. Dans le clip, on montrait des corps huilés, des mecs musclés en train de tourner des manivelles. Il n’y avait aucune pensée marketing là-dedans, on ne pensait pas à ça. On voulait juste faire un film avec un univers sulfureux et jouer avec des codes très provocs. Je trouvais ça assez drôle de voir que ça plaisait autant aux bad boys et aux motards. Les gays sont toujours à la pointe, ils m’ont apporté beaucoup de soutien. J’avais des copains gays. Alors tous les journalistes me demandaient si je l’étais, mais cette question qui revenait sans arrêt en interview, ça me choquait. Aujourd’hui, ça paraît normal de tout savoir sur les people, ce que tu manges le matin, avec qui tu sors. Mais pour moi, à ce moment-là, c’était une intrusion dans ma vie privée et je le vivais très mal. C’est pour ça que je disais ça, que je leur répondais " Oui, je suis homo ".
Est-ce que, à un moment, votre entourage vous a conseillé d’arrêter, ou vous a dit que ça risquait de nuire à votre carrière, par exemple ?
Pas du tout. Ça n’a jamais posé problème aux gens avec qui j’ai travaillé, ce n’était pas dans leur état d’esprit. Mon entourage était fier de moi et je sais que ça a aidé des gens. À travers ça, en m’associant à eux, je rendais l’amour, le soutien qu’on m’avait donné. De toute façon, je ne me serais jamais permis de parler au nom des gays. Je pouvais aider en en parlant parce qu’à ce moment-là, on en parlait pas aussi ouvertement, ça se cachait. Moi, j’étais en position de force : j’ai été numéro 1 pendant un an. Ça permettait d’ouvrir le dialogue. Alors quand un journaliste me demandait si j’étais homo, je lui répondais " Ou... Et alors ? ". C’était une provocation, mais au final ça signifiait surtout " Si je suis pédé, ça change quoi ? Suis-je le diable ? Est-ce que je mérite d’être frappé par une punition divine ? ".
Dans le livre, vous racontez que, adolescent, vous dissimuliez vos origines bourgeoises quand vous habitiez dans le XVIe. Quelques années plus tard, vous racontez que vous êtes gay. En fait, vous avez besoin d’être du côté des opprimé-e-s...
Oui, clairement. C’est certainement ça qui m’a sensibilisé, je n’assumais pas. J’avais un complexe de mes origines, parce qu’en général, on a toujours l’impression que les bourgeois ne sont pas crédibles, ou moins légitimes. Les histoires qu’on raconte, c’est celles de gens qui viennent de tout en bas, mais moi je n’ai manqué de rien. Je n’ai pas eu de réelle souffrance, je n’ai pas eu à vouloir à tout prix m’en sortir. Alors cacher mes origines, je pense que c’était une façon de me frotter à la vie. J’avais beaucoup de choses à prouver.



